La récompense de Pinhas
En récompense du courage qui a détourné la colère de Dieu à Peor, Dieu accorde à Pinhas (Phinées) fils d'Elazar (Éléazar) une alliance de paix et une alliance sacerdotale perpétuelle pour lui et ses descendants. Son unique acte de zèle, accompli quand les chefs restaient paralysés, a obtenu l'expiation pour le peuple et arrêté le fléau meurtrier. Dieu ordonne alors à Moché (Moïse) de traiter les Madianites en ennemis, car c'est leur stratagème à Peor qui a entraîné Israël dans la faute et la corruption. Le règlement de comptes avec Madian est mis en marche, bien qu'il ne s'accomplisse que plus tard.
Le recensement d'une nouvelle génération
Dieu ordonne un nouveau recensement de tous les hommes d'Israël en âge de servir, famille par famille et tribu par tribu. Près de quarante ans se sont écoulés depuis le dernier dénombrement, et cette génération est celle qui entrera et héritera vraiment de la Terre, car la génération de la sortie d'Égypte s'est éteinte dans le désert comme il avait été décrété. La Torah rapporte que la Terre doit être répartie par le sort, les grandes tribus recevant de plus grandes parts et les petites tribus moins. La tribu de Lévi est recensée séparément, mise à part pour le service et sans héritage territorial propre.
Les filles de Tselofhad
Cinq sœurs, les filles de Tselofhad (Celofhad), s'avancent avec un appel audacieux et respectueux. Leur père est mort sans laisser de fils, et elles demandent pourquoi son nom et sa part devraient disparaître simplement parce qu'il n'avait que des filles. Moché porte leur cas devant Dieu, qui déclare leur requête juste : en l'absence de fils, les filles héritent du domaine de leur père. Leur courage donne une loi durable d'héritage et révèle un amour profond pour une part dans la Terre promise.
Un chef pour le peuple
Dieu dit à Moché de gravir une montagne et de contempler la Terre où il ne sera pas autorisé à entrer, écho discret des eaux de la querelle des années plus tôt. Plutôt que de s'attarder sur sa propre perte, le premier souci de Moché est que le peuple ne soit pas laissé comme un troupeau sans berger, et il demande à Dieu de désigner un chef digne. Dieu choisit Yehochoua (Josué) fils de Noun, un homme en qui est l'esprit, et ordonne à Moché de poser ses mains sur lui devant Elazar et toute l'assemblée. Dans cet acte public d'investiture, Moché transmet une part de son propre rayonnement et de son autorité, assurant à la nation une succession sans heurt.
Le calendrier sacré
La section passe de la direction au culte, exposant le calendrier des offrandes communautaires apportées au nom de Dieu tout au long de l'année. Elle commence par l'offrande quotidienne du tamid, chaque matin et chaque après-midi, puis ajoute les offrandes supplémentaires pour Chabbat et pour Roch Chodech, le nouveau mois. De là, elle parcourt les fêtes tour à tour : Pessah et les sept jours des matsot, les prémices de Chavouot, le jour de la sonnerie du chofar, le jeûne de Yom Kippour, et les sept jours de Souccot avec la fête de clôture de Chemini Atséret. Ensemble, ces offrandes donnent à l'année son rythme sacré, liant le peuple à Dieu au fil des saisons, longtemps après qu'ils se sont établis dans la Terre.
