Le poids d'un vœu
Moché (Moïse) enseigne aux chefs des tribus les lois des vœux, en commençant par le principe que celui qui fait un vœu ou un serment ne doit pas manquer à sa parole mais doit accomplir tout ce qu'il a dit. La Torah détaille ensuite les cas limités où un vœu peut être annulé : un père peut annuler les vœux de sa jeune fille, et un mari ceux de son épouse, s'il le fait le jour où il les entend. Non contestées, les paroles tiennent et engagent. Ainsi la section s'ouvre en soulignant combien la Torah traite avec sérieux la parole humaine et les promesses que nous faisons.
La guerre contre Madian
Dieu dit à Moché qu'avant de mourir il doit accomplir la vengeance d'Israël contre Madian pour la séduction de Peor qui en avait égaré tant. Mille hommes sont levés de chaque tribu, douze mille en tout, envoyés au combat aux côtés de Pinhas (Phinées) et des objets sacrés. Ils défont Madian, abattant ses rois, et parmi les tués se trouve Bilam (Balaam), le prophète dont le conseil avait entraîné Israël dans la faute. Les guerriers reviennent avec des captifs, du bétail et un grand amas de butin.
Le partage du butin
Moché se met en colère que les soldats aient épargné les femmes mêmes dont les intrigues avaient provoqué le fléau, et il donne des instructions pour purifier par le feu et par l'eau tant les guerriers que leurs prises de métal. L'immense butin est alors partagé également entre ceux qui ont combattu et le reste de la communauté, une portion étant réservée en tribut à Dieu et en don aux Lévites. De façon remarquable, les officiers rapportent que pas un seul soldat n'a été perdu dans la campagne. En reconnaissance, ils apportent l'or qu'ils ont pris en offrande, mémorial devant Dieu pour les vies qui furent épargnées.
Une demande de s'établir
Les tribus de Reouven (Ruben) et de Gad, qui possèdent d'immenses troupeaux de bétail, remarquent que les terres nouvellement conquises à l'est du Jourdain sont idéales pour le pâturage. Elles viennent trouver Moché et demandent à recevoir leur héritage là plutôt que de traverser le fleuve vers la Terre elle-même. Moché réagit vivement, craignant qu'elles ne veuillent se dérober à la guerre qui vient et décourager leurs frères, tout comme les explorateurs brisèrent jadis la résolution de la nation une génération plus tôt. Il avertit qu'abandonner le peuple maintenant pourrait attirer la ruine sur eux tous.
Un serment de passer le fleuve
Les deux tribus précisent qu'elles n'ont aucun désir d'éviter le combat. Elles s'engagent à bâtir des enclos et des villes pour leurs familles, puis à envoyer leurs hommes armés au-delà du Jourdain comme avant-garde de la conquête, promettant de ne pas rentrer chez elles avant que chaque tribu ait reçu sa part. Rassuré, Moché accorde leur requête à cette condition et avertit que manquer à celle-ci serait une faute contre Dieu. Les terres de Guilad et de Bachan sont attribuées à Reouven, à Gad et à la demi-tribu de Menaché (Manassé), dont les familles s'installent et rebâtissent les villes de la région.
