La flamme éternelle
La paracha s'ouvre sur un ordre au peuple d'apporter de l'huile d'olive pure et pressée pour la lumière du Sanctuaire. Aharon et ses fils sont chargés d'allumer ce ner tamid, la lampe perpétuelle, afin qu'elle brûle du soir au matin dans la Tente d'assignation. La flamme constante se dresse juste à l'extérieur du voile qui masque l'Arche, signe permanent de la proximité de Dieu. En prendre soin devient l'un des premiers et des plus durables devoirs du sacerdoce.
Des vêtements de gloire
Dieu ordonne ensuite que des vêtements particuliers soient faits pour Aharon et ses fils, tissés par des artisans habiles pour l'honneur et pour la beauté. Aharon, qui servira comme Kohen Gadol (Grand Prêtre), reçoit huit vêtements, tandis que ses fils en reçoivent quatre chacun. Parmi eux se trouvent l'éphod, un vêtement tissé d'or, de bleu, de pourpre et de cramoisi ; la robe bleu ciel bordée de clochettes d'or et de grenades d'étoffe qui tintent lorsqu'il se meut ; et un bandeau d'or sur le front gravé des mots Saint à Dieu. Ces habits ne sont pas de simples ornements : ils désignent celui qui les porte comme mis à part pour le service sacré et prêtent de la beauté au culte de Dieu.
Le pectoral
Le vêtement le plus complexe est le hochen, le pectoral du jugement, porté sur le cœur. Y sont serties douze pierres précieuses en quatre rangées, chacune gravée du nom de l'une des tribus d'Israël, de sorte qu'Aharon porte tout le peuple devant Dieu chaque fois qu'il entre dans le lieu saint. Repliés à l'intérieur du pectoral se trouvent les Ourim et Toumim, par lesquels on peut chercher la guidance de Dieu aux moments de grande décision nationale. Ainsi le Kohen Gadol ne se tient jamais seul : il porte la nation entière sur son cœur.
Sept jours de consécration
Dieu décrit ensuite la cérémonie élaborée qui installera Aharon et ses fils dans le sacerdoce. Durant sept jours, ils sont lavés, revêtus de leurs vêtements et oints d'huile, et des offrandes sont apportées pour purifier l'autel et faire expiation pour eux. On dépose du sang sur l'oreille, le pouce et l'orteil de chaque prêtre, vouant leur écoute, leur action et leur marche au service de Dieu. Par ce rite d'une semaine, les fils d'Aharon deviennent des serviteurs aptes à s'approcher du sacré.
L'offrande quotidienne
La paracha en vient à l'offrande qui ancrera chaque jour dans le Sanctuaire : un agneau apporté chaque matin et un second agneau chaque après-midi, avec de la farine, de l'huile et du vin. Cette offrande perpétuelle, le korban tamid, encadre le rythme du culte de l'aube au crépuscule. Dieu promet que par ce service Il rencontrera Israël et demeurera au milieu d'eux, et qu'ils Le connaîtront comme le Dieu qui les a fait sortir d'Égypte. Le but de tout le Sanctuaire transparaît ici : non le bâtiment pour lui-même, mais un Dieu qui choisit de demeurer parmi Son peuple.
L'autel d'or
Enfin, Dieu ordonne la confection d'un petit autel d'or pour l'encens, destiné à se tenir dans le Sanctuaire devant le voile de l'Arche. Chaque matin et chaque soir, tandis qu'Aharon entretient les lampes, il y brûle un encens odorant, faisant monter un discret nuage de dévotion aux côtés de la lumière. Une fois l'an, ses cornes reçoivent une expiation particulière à Yom Kippour, le marquant comme très saint. Avec cet autel, les instructions pour le Sanctuaire et son service approchent de leur terme.
